Jeanne d'Arc
  Personnage d’histoire et de légende, Jeanne d’Arc a deux visages : la guerrière stratège et la pastourelle inculte, la sainte envoyée de Dieu et la sorcière. Deux portraits tracés par nos idées reçues.
 





Au sommaire


Jeanne, sa personne et son histoire
— « Jeanne d’Arc est un personnage de légende inventé de toutes pièces. »
— « Jeanne était une bergère inculte. »
— « Jeanne était une névrosée qui croyait entendre des voix. »
— « Jeanne a renié ses parents. »
— « Jeanne était un homme. »

Jeanne d’Arc et la politique
— « La situation de la France était catastrophique à l’arrivée de Jeanne d’Arc. »
— « Jeanne d’Arc était une bâtarde royale. »
— « Charles VII s’est servi de Jeanne d’Arc, puis l’a trahie. »
— « Jeanne n’a pas été brûlée : elle a survécu. »

Jeanne et la guerre
— « Jeanne ne savait pas faire la guerre ! »
— « Jeanne d’Arc était seulement un emblême, elle ne commandait pas. »
— « Jeanne était une sanguinaire. »
— « Elle a bouté les Anglais hors de France. »

Jeanne d’Arc et l’Eglise
— « Le Procès de Condamnation fut un procès d’Église. »
— « Jeanne n’a pas toujours obéi à ses voix. »
— « Jeanne d’Arc a été condamnée pour sorcellerie. »
— « La canonisation de Jeanne d’Arc s’est faite sans heurt. »





Extrait


« Jeanne était une névrosée qui croyait
entendre des voix. »






L’auteur : Marie-Véronique Clin

« Ces réflexions sur l’histoire de Jeanne d’Arc sont une réponse aux différentes interprétations faites depuis quelques mois, soit au cinéma, soit dans la littérature romanesque sur la personne de Jeanne. Il m’a semblé important de revenir aux sources mêmes de son histoire, de montrer au lecteur que les historiens possèdent ds textes du XVe siècle qui permettent de comprendre comment Jeanne d’Arc a pu en moins de deux ans de vie publique retourner une situation qui paraissait inéluctable. France et Angleterre : un même royaume, une seule couronne, la double monarchie. Une jeune paysanne seule, face à un royauté chancelante, face à la guerre étrangère, a su redonner l’espoir à un peuple découragé. »
Marie-Véronique Clin


Aujourd’hui :
Depuis le 1er décembre 1988, Marie-Véronique Clin est conservateur du musée d’Histoire de la Médecine de Paris.


Son parcours :
— diplôme de l’École du Louvre
— Diplôme de l’École des Hautes Etudes
— Doctorat en Sciences humaines à l’École des Hautes Études
— 1976-1988 : collaboratrice de Régine Pernoud, puis directrice du Centre et de la maison Jeanne d’Arc
— Organisation de 15 expositions à la maison Jeanne d’arc et de cinq expositions internationales (Israël, Canada, Japon, États-Unis)

Bibliographie de l’auteur

Jeanne d’Arc, Nathan, coll. « Le Monde en Poche », 1983.
Jeanne d’Arc, en collaboration avec Régine Pernoud, Fayard, 1986.
Le musée d’Histoire de la Médecine de Paris, 1992.
Le Corps blessé, sous la direction du professeur Georges Crémer, membre de l’Académie nationale de Médecine, préface de Jean Tulard, membre de l’Institut, en collaboration avec l’Académie Nationale de Chirurgie, 1996.
Le Corps exploré, sous la direction du Professeur Georges-Alfred Crémer, 1997.
Jeanne d’Arc, CD-Rom, texte en collaboration avec Régine Pernoud, 1997.
Isabeau de Bavière, éd. Perrin, 1999.
La Pratique médicale au XVIe siècle. Bruges à Beaune. Marie l’héritage de Bourgogne, éd. Somogy, 2000.
De beaux outils au service de l’art médical, pour un ouvrage collectif sur les outils de la vie quotidienne, à paraître en français, allemand et italien en 2004.
— Participation à de nombreux articles.



Pour aller plus loin sur le sujet


La vie de Jeanne d’Arc
— R. Pernoud, Jeanne d’Arc par elle-même et par ses témoins, Seuil, 1962.
— Jules Quicherat, Procès de condamnation et de réhabilitation de Jeanne d’Arc dite la Pucelle, Renouard, 1841-1849.
— Schiller, Die Jungfrau von Orléans, 1800.
— P. Doncoeur et Y. Lanhers, La Réhabilitation de Jeanne d’Arc. L’enquête du cardinal d’Estouville, Desclée de Brouwer, 1958.
— P. Duparc, Procès en Nullité de la Condamnation de Jeanne d’Arc, Renouard, 1977-1983.

Chroniques du temps
— Thomas Basin, Histoire de Louis XI, Belles Lettres, 1963 et 1966.
— Gilles le Bouvier dit le Hérault Berry, Les Chroniques du roi Charles VII, S.H.F., 1979.
— Perceval de Cagny, Chroniques des ducs d’Alençon, H. Moranvillé, 1982.
— Jean Chartier, Chronique latine inédite, Ch. Samaran, Extrait bulletin S.H.F., 1927.
— Guillaume Gruel, Journal du siège d’Orléans, 1428-1429, P. Charpentier et Ch. Cuissard, 1896.
— E. de Monstrelet, Mystère du siège d’Orléans, Guéssard et E. de Certain, imprimerie impériale, 1862.
Le Religieux de Saint-Rémy, Chronique de Charles VI, L.-F. Bellaguet, 1839-1852.
— Jean de Waverin, Recueil des chroniques et anciennes Istories de la Grant Bretaigne, Melle Dupont, S.H.F., 1863.

Fausses hypothèses
— J. Grimod, Jeanne d’Arc a-t-elle été brûlée ?, Amiot-Dupont,, 1952.
— J. Jacoby, La Pucelle d’Orléans, fille au grand cœur, martyre et saint, Mercure de France, 1936.
— E. Schneider, Jeanne d’Arc et ses lys, Grasset, 1952.
— P. de Sermoise, Les Missions secrètes de Jeanne la Pucelle, R. Laffont, 1970.
E. Weill-Raynal, Le Double secret de Jeanne la Pucelle révélé par des documents de l’époque, Roger Maria, 1972.
— Y. Grandeau, Jeanne insultée, Procès en Diffamation, Albin Michel, 1973.

La France au XVe siècle
— R. Pernoud, La Libération d’Orléans, Albin Michel, 1969.
— P. Champion, Paris Anglais, Calmanna Lévy, 1933.
— F. Autrand, Charles VI, Fayard, 1987.
— G. Dufresne de Beaucourt, Histoire de Charles VII, Librairie de la Société bibliographique, 1881-1890.
— B. Schnerb, Les Armagnacs et les Bourguignons. La maudite guerre, Perrin, 1988.
— F. Garnier, La Guerre au Moyen Age, Le Léopard d’Or, 1976.
— J.-P. Reverseau, Les Armes et les Armures, Dargaud, 1982.
— M. de Barante, Histoire des ducs de Bourgogne de la Maison de Valois, Le Normand, 1854.
— P. Rocolle, Un prisonnier de guerre nommé Jeanne d’Arc, SOS, 1982.
— J. Prévost-Bouré, Jean de Luxembourg et Jeanne d’Arc, Nouvelles éd. Debresse, 1981.

 

 

Histoire & Civilisations
Marie-Véronique Clin
oct. 2003 /
9,50 
ISBN : 2-84670-059-1